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Lagom : doit-on suivre ce nouvel art de vivre à la suédoise ?

Le 12 octobre 2017 par Hortense Leluc - Photos Bloomingville, Broste, Ferm Living et Hübsch
Lagom : doit-on suivre ce nouvel art de vivre à la suédoise ?
On aime le style scandinave depuis toujours, alors quand la tendance hygge - la recette danoise du bonheur qui prône la convivialité et les ambiances chaleureuses - a débarqué, on l'a accueillie les bras ouverts : oui aux soirées chaussettes devant un feu de cheminée, oui aux déjeuners champêtres avec fanions et bougies, oui au téléphone éteint pendant qu'on se délecte d'un bon gâteau, oui, oui, oui, on a tout adopté et on le maitrise même plutôt bien... sauf que depuis quelques mois, le lagom serait en phase de le détrôner. Ou pas. On vous explique cette nouvelle philosophie de vie, chère à nos amis suédois.

Le lagom est un vrai mot suédois (prononcer lar-gum) qui signifie "modéré". Donc avec cette information, tout est dit : il faut faire, mais pas trop. Ni trop, ni trop peu. Vivre, mais avec moins. Nous devrions modérer aussi bien nos émotions que notre consommation et tout cela, dans une quête d’équilibre… Tout un programme.

>> Un bon karma

L’approche du lagom est très feel good, mais dans la simplicité. Contrairement au hygge qui assure que nous serions mieux avec une bougie allumée, le lagom nous garantit qu’on est bien, juste comme ça, qu’il faut accepter son environnement et faire avec. Que ce soit matériel ou personnel. Ne plus chercher la perfection, mais être heureux de qui on est (facile à dire n’est-ce pas ? Bon, on ne juge pas et on vous donne notre avis à la fin de l’article), s’accepter soi-même et accepter les autres. Cette philosophie nous encourage à relativiser, à prendre du recul et à arrêter de chercher la perfection. Le modèle ce n’est pas l’autre, c’est soi. On arrête de se comparer et on trouve son style plutôt que de suivre les modes.

Traduction en langage déco : les tendances, les magazines, les blogs, les intérieurs de nos amis sont tous plus inspirants les uns que les autres, mais ne faîtes pas que copier : personnalisez votre intérieur, assumez votre style et faîtes selon votre goût à vous.

>> Une maison chaleureuse

 Le hygge préconisait déjà de se créer un intérieur cosy. C’est de toute façon la base de l’art de vivre à la suédoise.  La petite différence avec le lagom, c’est  qu’il conseille un style plus monacal, plus épuré.  Moins de fioritures (donc  moins déco ? Sympa l’ambiance… Bon, on ne juge pas et on vous donne notre avis à  la fin de l’article).

 Traduction en langage déco : on désencombre et on range. Une chose à sa place et une place pour chaque chose.  Cela vous facilitera la vie et apaisera votre esprit, si, si. 

>> Une vie moins connectée

La télé est interdite dans une maison lagom (d’accord mais comment va-t-on faire les dimanches de pluie avec les enfants ? Bon, on ne juge pas et on vous donne notre avis à la fin de l’article). Pas de réseaux sociaux non plus. On déconnecte. On ne rêve pas devant les vies des Instagrammeuses vegan, on devient vegan – et on oublie Instagram -. On profite de sa famille, on prend le temps avec ses proches, on vit dans la vraie vie le moment présent. Une vraie slow life attitude.
Le lagom nous parle aussi de la vie de bureau et recommande les pauses "fika" (terme suédois), à savoir l’idée de faire 2 pauses dans la journée avec ses collègues pour parler de la pluie et du beau temps, mais surtout pas de travail. On s’intéresse à l’autre pour ce qu’il est vraiment, et pas qu’à son étiquette dans l’entreprise.

Traduction en langage déco : on continue de surfer, car c’est inspirant et relaxant, mais à 22h on arrête tous les écrans, un conseil de "détox digitale" testé et approuvé par un grand nombre de bloggeurs.

>> Une consommation ralentie

La surconsommation est le nerf de la guerre du lagom. On arrête d’acheter inutilement, on se détache des choses matérielles et on se satisfait de ce qu’on a.
Côté food, on mange sain et responsable. Soit on a la chance d’avoir un potager et on regarde ses bons légumes pousser, soit on privilégie les produits non transformés, frais et locaux.
Côté mode, on se détend avec la fièvre acheteuse et les tendances à suivre chaque saison : le lagom est contre le shopping de masse (pourtant H&M est bien une marque suédoise qui renouvelle ses collections chaque jour ? Bon, on ne juge pas et on vous donne notre avis à la fin de l’article).
Pour tout le reste, si on peut on recycle, on achète d’occasion, on transmet, on donne, on partage, on récupère et si on consomme, on le fait avec des produits durables et de qualité.

Traduction en langage déco : on achète responsable, même en déco. Si vous pouvez chiner de temps ou temps ou récupérer des meubles de famille, c’est formidable : les objets ont tous une histoire et c’est bon pour le moral de la perpétuer. L’esprit "brocante" est en plus ultra tendance alors ne vous gênez pas.

>> Un environnement green

Se reconnecter à la nature est l’un des grands préceptes du lagom. Certes on consomme durable, comme évoqué préalablement, mais on prend également soin de l’environnement. On vit avec la nature, on la respecte et on vit à son rythme, sans épuiser les ressources de la planète. Bref on devient un peu écolo (le lagom appartiendrait donc à un courant politique ? Bon, on ne juge pas et on vous donne notre avis à la fin de l’article).
On pense aussi à prendre l’air. Tout simplement. A la pause déjeuner, le soir, le week-end : tous dehors ! Même si c’est dans un parc ou dans un square. Ou alors on rentre à pied, mais dans tous les cas retenez bien qu’il faut respirer pour se sentir vivant…

Traduction en langage déco : on choisit les bons matériaux à l’intérieur et on prend également soin de son jardin afin d’y passer spontanément plus de temps. Même l’hiver. Un brasero, un banc, un plaid, et votre après-midi prendra une autre tournure.

>> En conclusion

En conclusion, contrairement à sa prononciation, le lagom ne met pas lagom (la gomme) ! On vous accorde que cette plaisanterie est douteuse mais vous conviendrez qu’on a tous envie de se détendre après avoir lu ces recommandations un peu (trop ?) austères ? Oui, nous partageons l’idée de moins consommer, de se reconnecter à la nature, de s’accepter tel qu’on est, etc. mais n’est-ce pas un peu trop moralisateur pour "un art de vivre" ? Le mode de vie suédois est exemplaire sur un tas de points, mais le lagom est une forme de renoncement, de contrôle alors qu’en France l’évangélisation est au lâcher prise…  Evidemment le lagom est une philosophie, un idéal et un cadre qu’il ne convient pas d’appliquer à la lettre, mais même, n’est-il pas trop radical pour nous français habitués aux grandes tablées autour du poulet du dimanche et d’une bonne bouteille ? On vous laisse choisir votre camp !

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